Fanm, c’est le média qui partage la parole des femmes des Outre-mer.
Guyanaise, journaliste et féministe, j’ai fondé cet espace médiatique par et pour nous.
Si nous n’avons pas de chiffres officiels sur le nombre de femmes ultramarines, nous sommes des milliers à vivre dans les départements et régions d’Outre-mer.
Et ceci sans compter toutes celles qui ont dépassé l’écume des vagues, la cime des montagnes ou le sommet des arbres, pour s’installer de l’autre côté de l’horizon.
Pourtant, aucun média n’est spécifiquement dédié à nos problématiques.
Nous, petites-filles des peuples premiers, de femmes esclavisées, de noires marrones, d’engagées, de réfugiées politiques, d’exilées, et tant d’autres…
Nous avons le devoir de raconter nos sociétés, nos cultures, nos luttes à partir de nos identités multiples.
Nous, fanm djok et kapab, sommes à l’intersection de plusieurs luttes.
Comme l’a définie l’universitaire afro-américaine Kimberlé Crenshaw en 1989, et reprise par Rokhaya Diallo dans son Dictionnaire amoureux du féminisme paru aux éditions Plon…
L’intersectionnalité désigne la situation de personnes cibles de discriminations multiples : « celles-ci se combinent, se chevauchent et agissent de concert dans une intersection, ce qui donne lieu à une expérience discriminatoire spécifique ».
Fanm média se situe ainsi dans le courant du féminisme intersectionnel.
Nous sommes évidemment anti-sexistes, mais aussi anti-racistes, anti-LGBTphobies et anti-classistes.
À celles qui se reconnaissent à travers ces lignes : ce média est le nôtre.
Aux autres qui souhaitent s’allier à notre cause, ce média est le vôtre.
Jadine Labbé Pacheco Golitin
Nous nous efforçons, autant que possible, d’interviewer exclusivement des femmes issues de nos diasporas. Lorsque cela n’est pas possible, nous veillons à traiter l’information en mettant systématiquement en lumière les problématiques des ultramarines.

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