Chlordécone, eau, vie chère : avec le film « Unda », Philypa Phoenix ouvre le dialogue sur les inégalités structurelles de la Guadeloupe
Chlordécone, accès à l’eau, vie chère… Avec le court-métrage Unda, Philypa Phoenix souhaite contribuer à visibiliser les inégalités structurelles vécues par les Guadeloupéen.ne.s.
“Une onde ne meurt jamais, elle traverse le temps, les corps et finit par revenir”, introduit Philypa Phoenix, réalisatrice et productrice du court-métrage de 17 minutes, Unda. Un film “dystopique, poétique et engagé”.
L’histoire commence en 2078, avec Ava, enceinte de six mois, sujette à une claustrophobie inexpliquée. Alors que la naissance de son bébé semble compromise, la jeune femme cherche à trouver l’origine de ce traumatisme. Elle plonge alors dans une forme de mémoire cellulaire.

Ce “voyage singulier” l’emmène en Guadeloupe, où elle retrace le chemin de sa grand-mère. Zoé, artiste-peintre et militante écologiste, se bat contre les sols contaminés au chlordécone, les problèmes d’accès à l’eau potable et la vie chère.
Pour la réalisatrice, “la fiction est un prétexte pour mettre en lumière les inégalités structurelles” vécues par les Guadeloupéen.ne.s.

Un projet avec un casting 100 % local
“Il y a des histoires qui demandent à être portées par des femmes ayant un héritage multiculturel et le film se passe en Guadeloupe, voilà pourquoi je souhaitais avoir des acteurs et techniciens locaux”, précise Philypa Phoenix.
L’idée est de représenter le quotidien des Guadeloupéen.ne.s et de sortir des clichés réducteurs. “Pour en sortir, j’angle mon film à travers la poésie et un langage visuel esthétique, sans jamais tomber dans les poncifs de la violence”, ajoute la réalisatrice.

Exporter le sujet au-delà de la Caraïbe
Si la réalisatrice évoque des sujets propres aux Guadeloupéen.ne.s, elle souhaite aussi que ce film voyage au-delà de la Grande-Terre et de la Basse-Terre. “Afin qu’il n’y ait pas que les personnes concernées qui s’intéressent à ces problématiques”.
Jadine Labbé Pacheco
Une campagne Ulule pour renforcer le financement|Le tournage est prévu à la fin du mois de juillet 2026. Pour renforcer le plan de financement, Philypa Phoenix a ouvert une campagne sur Ulule. “À partir de 500 €, il est possible de soutenir le film dans le cadre du mécénat”, avec des dons déductibles des impôts. Pour soutenir le projet, cliquez ici.




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