À la découverte des Terres Sainville avec Gabou

Gabou expose une série de peintures intitulée “TSV Les Terres Sainville : mon quartier, un territoire, une histoire” dans le quartier des Terres Sainville, dans le cadre du 55ème Festival culturel de Fort-De-France “Diaspora nègre” .

Entre les rues quelconques, de prime abord et les commerces fermés, à peine quelques pas au cœur des Terres Sainville à Fort-de-France, suffisent pour être plongés dans un univers autonome. Les discussions sont animées sur les trottoirs. Les habitants se connaissent et s’interpellent. C’est dans cette atmosphère à la fois rurale et citadine, dans un cabinet d’ostéopathie, que se trouve l’exposition de l’artiste peintre Gabou.

Après avoir travaillé plus de quarante ans dans le secteur médico-social en tant qu’éducatrice, Gabou maintenant retraitée, revient à ses anciennes amoures : le dessin, la peinture et le modelage. Ces pratiques qui ont été utiles notamment dans son travail avec les jeunes en situation de handicap, sont un terrain d’expression privilégié pour partager des histoires et des émotions.

À travers, cette exposition Gabou peint son enfance à l’acrylique. Ce sont des toiles pleines de couleurs qui illustrent des anecdotes qu’elle prend plaisir à partager à tou.te.s les visiteuses et visiteurs de l’exposition.

Sa nostalgie communicative est enrichie au fil des jours par les témoignages de celles et ceux qui ont également vécu dans le quartier de son enfance. Elle se remémore en riant : « Lors de la fête de quartier il y avait le mât de cocagne. Un des visiteurs m’a dit que tout en haut du mât il y avait un sac plein de billets. Moi je ne savais pas ça. J’étais petite et on nous interdisait cette partie-là parce que les messieurs perdaient leurs slips ».

Bien au-delà du doux souvenir d’enfance, Gabou aborde également les problématiques épineuses des Terres Sainville telles que la prostitution ou la détérioration du cimetière du quartier. Ses peintures sont, pour elle, une opportunité de se rappeler collectivement mais aussi de protester.

Moïra Berton


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